VIDÉO 2 LA MÉTHODE : TROIS PILIERS et POURQUOI DES COEFFICIENTS.
Dans la première vidéo, j’ai posé le diagnostic et expliquer pourquoi Faire le CHOIxCE :
Une économie déracinée du réel.
Une monnaie devenue langage de domination.
Et une question centrale : peut-on concevoir une monnaie qui soigne ?
Maintenant, j’entre dans la méthode. Non pas une promesse…. mais plutôt une grammaire.
LE SOCLE : TROIS PILIERS
Le CHOIxCE repose sur trois piliers simples, universels, non négociables.
La matière. L’énergie. Le temps.
Pourquoi ceux-là ? Parce qu’ils bornent le Réel. Parce qu’on ne peut ni les inventer, ni les contourner, ni les abolir par décret.
La matière, c’est ce qui résiste. Masses, structures, cycles, ressources organiques et minérales. Rien ne se produit sans elle. Rien ne circule sans coût matériel.
L’énergie, c’est ce qui permet l’acte. L’énergie réellement mobilisable, avec ses rendements, ses pertes, son exergie. Pas l’énergie fantasmée mais l’énergie utile.
Et le temps.Le temps humain vécu. Pas le temps abstrait des tableaux Excel, mais des heures réelles : d’entretien, de soin, de transmission, de réparation.Un temps qui use ou qui soigne. Un temps qui laisse des traces.
Ces trois dimensions existent partout. Elles précèdent les marchés, les États et les monnaies. Elles constituent le socle du CHOIxCE.
Mais mesurer matière, énergie et temps ne suffit pas.
Pourquoi ? Parce qu’une même quantité peut recouvrir des réalités opposées. C’est pour ça que je propose d’introduire des coefficients de pondération des valeurs, matières / énergie et temps en fonction notamment de leur utilité, de l’intention et de leur impact sur l’écosystème.
Le problème n’est donc pas seulement ce que l’on mesure. C’est donc aussi comment on le mesure.
LE RÔLE DES COEFFICIENTS
C’est ici qu’interviennent les coefficients.
Je le dis clairement : les coefficients ne sont ni une morale, ni une punition, ni un jugement subjectif.
Ils sont une correction de mensonge.
Prenons la matière. Deux produits peuvent mobiliser la même quantité de matière organique. Mais l’un peut enrichir les sols, l’autre les appauvrir. Sans coefficient, ils se valent. Avec un coefficient, ils cessent d’être confondus. (plus de précisions dans le livre)
Le coefficient matière ne dit pas “bien” ou “mal”.Il dit : cette matière régénère davantage, celle-ci dégrade davantage. Il empêche que l’opposé soit traité comme identique.
Même logique pour l’énergie. Deux procédés peuvent consommer une quantité comparable d’énergie. Mais l’un peut être maîtrisé, sobre, à fort rendement utile,l ’autre dissipatif, polluant, destructeur.
Sans coefficient, ils se valent. Avec un coefficient, l’énergie utile redevient visible.
Et le temps.C’est peut-être là que l’économie actuelle ment le plus.
Une heure de présence humaine engagée,une heure d’écoute, de soin, de transmission, et une heure purement mécanique sont aujourd’hui comptées comme équivalentes — ou parfois méprisées, non comptabilisées.
Dans le CHOIxCE, le temps redevient une quantité avant d’être qualifié. Puis il est pondéré :par l’engagement, par l’intention, par la mémoire laissée etc…
Le temps cesse d’être un reste. Il redevient une composante pleine de la valeur.
CE QUE LES COEFFICIENTS NE FONT PAS
Les coefficients ne ferment et ne fermeront pas le modèle.Ils ne figent pas la valeur.Ils n’imposent pas une vérité centrale.
Bien au contraire.Ils ouvrent la mesure au réel.
Ils sont publics, discutables, vérifiables. Versionnés et révisables.
D’autres coefficients pourront être discutés :rareté, valeur artistique, spécificités culturelles ou sectorielles.
Une seule condition : qu’ils soient exposés, argumentés, testables. Pas d’arbitraire. Pas d’opacité, en OPEN SOURCE.
ENJEU POLITIQUE DE LA MÉTHODE
Voilà pourquoi je parle d’une monnaie qui soigne.
Parce qu’elle cesse de traiter le Réel comme une abstraction. Parce qu’elle rend visibles les différences qui comptent. Parce qu’elle redonne à chacun la possibilité de comprendre, comparer et bien entendu… de choisir.
Le CHOIxCE ne tue pas le marché…Il l’empêche de mentir sur ses fondements.
La richesse peut exister. La concurrence est légitime….Mais le point de départ, du vrai libéralisme qu’il incarne, doit être juste.
Les coefficients ne suppriment pas les écarts…Ils empêchent que ceux-ci reposent sur une imposture.
Voilà à quoi servent les coefficients. Ils ne compliquent pas la monnaie. Ils la rendent honnête. Je ferai de prochaines vidéos pour les illustrer plus précisément. Mais tout cela se trouve déjà dans le livre.



