Faire Le CHOIxCE, VIDÉO 8 — L’OÏKONOMIE : LA MAISON COMMUNE, LA VALEUR OÏKONOMIQUE

Jan-Edouard Brunie
Faire Le CHOIxCE, VIDÉO 8 — L’OÏKONOMIE : LA MAISON COMMUNE, LA VALEUR OÏKONOMIQUE

« L’économie qui ignore le soin, détruit ce qu’elle prétend construire. » — JEB

Je commence par un mot. Un mot ancien. Un mot qui renaît : oïkonomie.
Oïkonomie n’est pas un slogan. Ce n’est pas un artifice de langage.C’est l’origine de ce que nous appelons “économie”, avant que ce mot ne se perde.
En grec ancien, oïkos, c’est la maison, le foyer.Nomos, c’est la règle, la gestion, la loi.
L’oïkonomie, à l’origine, c’est donc l’art d’organiser la maison. La maison commune.Et cette maison, qu’on le veuille ou non, c’est la Terre.
DIAGNOSTICL’économie, au sens contemporain, s’est trop souvent déliée de l’oïkonomie.Elle s’est mise à gérer des flux, des rendements, des abstractions.
Elle mesure sans compter.
« La monnaie, jadis outil d’échange, s’est muée en langage de domination. » — JEB
Elle circule sans lien.Et elle croît sans limite.
PIVOT : LA CONTRAINTE DU RÉELL’oïkonomie, elle, ne peut pas être hors-sol.Elle ne peut pas ignorer la matière.Elle ne peut pas mépriser l’énergie.Elle ne peut pas effacer le temps.
Car l’oïkonomie n’est pas une idéologie : c’est une contrainte du Réel.
La maison a des murs. Le foyer a des limites. Le vivant a des cycles.Et quand on prétend organiser la maison en niant ses fondations, tout finit par se fissurer.
CE QUE J’APPELLE “VALEUR OÏKONOMIQUE”C’est ici que j’introduis ce qui m’importe : la valeur oïkonomique.
La valeur économique, aujourd’hui, est souvent un prix : un chiffre décidé par des rapports de force, des effets d’aubaine, des asymétries monétaires, et parfois de la spéculation.
La valeur oïkonomique, c’est autre chose.C’est la valeur d’un acte, d’un produit, d’un service, pour la maison commune. Pour le vivant.
Est-ce que cela soigne ? Ou est-ce que cela abîme ?Est-ce que cela répare ? Ou est-ce que cela épuise ?
PREUVE : UNE SEULE PAIRE, SIMPLEPrenons un exemple simple : un kilo de matière organique.
Sur le papier, c’est un kilo.Mais dans le réel, ce kilo peut venir d’un sol vivant qui se régénère…ou d’un système qui épuise les terres, empoisonne l’eau, détruit la biodiversité.
La quantité est identique.La valeur oïkonomique ne l’est pas.
CONSÉQUENCE CHOIxCEEt c’est exactement là que le CHOIxCE intervient.
Le CHOIxCE vise à ré-ancrer la mesure de la valeur dans l’oïkonomie :dans la matière mobilisée,dans l’énergie réellement dépensée,dans le temps humain vécu.
Ce triptyque n’est pas une théorie. C’est une base vitale.Ce sont des grandeurs qui se mesurent, qui se vérifient, qui s’imposent partout.
Mais mesurer ne suffit pas.Il faudra qualifier.Il faudra empêcher que des réalités opposées soient traitées comme équivalentes.
C’est le rôle des coefficients : non pour moraliser, non pour punir,mais pour rendre lisible, vérifiable,et pour remettre la mesure au contact du réel.
OBJECTION (CELLE QU’ON VA VOUS FAIRE)On me dira : “vous moralisez l’économie”.
Non. Je ne moralise pas. Je ré-ancre.Je ne prêche pas. Je propose une mesure.Je fais revenir la valeur au Réel : matière, énergie, temps.Et je demande que la règle soit contestable, vérifiable, recalculable.
PROJECTION / TRANSITIONVoilà pourquoi je parle d’oïkonomie.Parce que tant qu’on ne revient pas à la maison commune, on ne revient pas au vivant.Et tant qu’on ne revient pas au vivant, l’économie ne soigne plus : elle use, elle dérive, elle détruit.
« L’économie qui ignore le soin, détruit ce qu’elle prétend construire. » — JEB

Dans la vidéo suivante, j’entre dans la méthode : matière, énergie, temps —et pourquoi, et comment, les coefficients peuvent influer sur la valeur finale.