DU BIEN TRANSMIS AU MAL-ENTENDU

Jan-Edouard Brunie
DU BIEN TRANSMIS AU MAL-ENTENDU

Clinique psychanalytique de la transmission patrimoniale

Une transmission peut être juridiquement solide, fiscalement cohérente et parfaitement équilibrée sur le papier. Elle peut pourtant venir réveiller, au sein d’une famille, des tensions auxquelles aucun calcul ne semble véritablement répondre.

Car transmettre un patrimoine ne consiste pas seulement à répartir des biens. C’est aussi, parfois, redistribuer des places, raviver d’anciennes rivalités ou faire ressurgir des attentes de reconnaissance demeurées sans réponse.

Une maison familiale, des parts d’entreprise ou un objet de valeur peuvent ainsi porter bien davantage que leur seule dimension économique. Ce qui se transmet en valeur ne coïncide pas toujours avec ce qui, dans une famille, se transmet en histoire, en dette ou en fidélité.

Dans ma contribution publiée sur Club Patrimoine, je m’intéresse précisément à cet écart entre la transmission patrimoniale et ce qu’elle peut mobiliser, à l’insu de chacun, sur le plan inconscient.

À partir de mon expérience clinique, j’y interroge ces situations où les solutions juridiques et financières, aussi pertinentes soient-elles, ne suffisent plus à dénouer le conflit. Non que les professionnels du patrimoine aient échoué, mais parce que la difficulté a parfois changé de registre.

C’est à cet endroit que l’écoute psychanalytique peut trouver sa place, dans un travail distinct et complémentaire de celui des notaires, avocats et conseillers patrimoniaux.

Car si le droit organise la transmission des biens, il ne peut, à lui seul, régler ce que leur circulation vient parfois réveiller dans l’histoire d’une famille.

Je développe cette réflexion dans ma tribune « Du bien transmis au mal-entendu », publiée sur Club Patrimoine.

Lire ma tribune intégrale sur Club Patrimoine

Jan-Edouard Brunie — Psychanalyste à Paris (8ᵉ)